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ACTUALITES
Emigrer? Désolé, mais mon partenaire a aussi son travail. Politique de partenaire, ou mieux encore, double politique de carrière est maintenant le mot magique pour les entreprises internationales qui veulent détacher quelques-uns de leurs employés. Et la toute dernière tendance, c’est travailler sur le plan international sans émigrer. En octobre , il avait été annoncé que l’ex-président de la Chambre des Représentants aux Pays Bas Frans Weisglas (61 ans) serait ‘le homme à Bern’. Jusqu’à ce qu’il déclare subitement la semaine dernière que ‘tout bien considéré’, il renonçait à ce poste diplomatique en Suisse. La raison ? Le poste d’ambassadeur ne semblait pas pouvoir se combiner avec le travail de son épouse, qui est médecin. Autrefois, Il était d’usage que, lorsque le mari était envoyé à l’étranger, la femme le suivait pour y passer ses jours dans l’oisiveté. Mais cette époque d’expat traditionnelle, avec l’homme gagne-pain et la femme ménagère ou oisive, est définitivement révolue. Rôles inversés Refuser de partir travailler à l’étranger C’est pourquoi aujourd’hui, les entreprises opérant au niveau international font appel à des sociétés spécialisées qui font pression pour pouvoir présenter aux partenaires d’expats des emplois adéquats sur place. Mais il reste à savoir si on arrive toujours à offrir au partenaire des perspectives de carrière à l’étranger… La psychologue du travail Louise van Alenburg, partenaire d’un employé Shell qui travaille en Russie, a mené une enquête en 2005 sur la disposition à l’expatriation et sur la carrière des partenaires des employés de Shell. Parmi les partenaires dans son enquête, 81 pour cent avaient un emploi avant le départ, mais après l’expatriation ce chiffre n’était plus que de 25 pour cent. Mission réussie Il n’y a donc pas d’autres choix: les entreprises doivent se décarcasser pour satisfaire en même temps les partenaires de leurs expats. Car si un partenaire malheureux signifie l’échec d’une mission, cela coûte alors beaucoup d’argent. Sabien Vreeman-Butzelaar (32 ans) ‘Aux Pays-Bas, je travaillais comme rédacteur en chef chez Glamour, j’avais un emploi formidable. Cela a été très difficile pour moi de partir. Quand nous reviendrons aux Pays-Bas, je travaillerai comme journaliste en free-lance, je l’ai déjà fait autrefois et cela me plaisait vraiment. Et ce que je sais faire, cela ne disparaît pas comme ça après deux ans. Ici, je travaille aussi de temps en temps en free-lance pour des clients néerlandais, je ne suis donc pas totalement inactive, mais en raison du décalage horaire, le contact avec les clients est parfois difficile. ‘Avant que mon ami (nous n’étions pas encore mariés à l’époque) s’inscrive pour cette maîtrise de gestion à Stanford, nous avions décidé que j’irai de toute façon avec lui. Cela nous semblait vraiment particulier de partir tous les deux ensemble pendant quelque temps, et en plus ce n’était que pour deux ans, alors je trouvais que je pouvais le faire. Le lieu était en fait plus important pour moi que pour lui ; puisqu’il était là pour étudier et que moi je devais trouver moi-même à me divertir. Aussi ai-je mis mon veto à pas mal d’options. Nous avons quand même un peu hésité sur une formation en Europe parce que j’aurais pu alors travailler, mais les écoles américaines sont beaucoup mieux cotées. C’était une chance qu’il ne pouvait pas laisser passer.’ ‘Ma femme, mon amie à l’époque, est venue me rejoindre au bout d’un an à Londres. Il fallait d’abord qu’elle termine ses études aux Pays-Bas. Elle aussi, elle avait toujours voulu aller à l’étranger. Pas spécialement à Londres, mais parce que c’est là que je suis allé, elle y est venue aussi. On en avait beaucoup parlé avant, mais pas de manière approfondie. Elle disait: si c’est ta vocation, alors il faut le faire. ‘Au début, elle venait me voir le week-end, mais il fallait parfois que je travaille aussi le week-end. Il m’est souvent arrivé de travailler 100 heures par semaine, ce n’était donc pas l’idéal. Quand elle a travaillé à Londres elle aussi, alors c’était beaucoup mieux. Nous sommes retournés ensemble aux Pays-Bas. Je voulais changer de travail parce que l’économie était en train de se détériorer et que les entreprises se retiraient sur leurs marchés nationaux. C’est ce qui a fait que le travail aux Pays-Bas devenait plus intéressant. Maintenant je travaille à Amsterdam, mais je suis au moins 2 à 3 jours par semaine à l’étranger. En fait, le lieu est sans importance, que je prenne l’avion de Londres à Madrid ou d’Amsterdam. ‘Je ne regrette pas un seul jour notre retour. Mais nous ne sommes pas forcément liés aux Pays-Bas. Si un jour, l’un de nous trouve une occasion, alors il est toujours possible de repartir. Et oui, j’irais tout aussi bien avec elle si c’est possible. Nos carrières sont, l’une comme l’autre, tout aussi importantes. ‘Nous avons l’étranger dans le sang’ ‘Ma partenaire et moi, nous avons habité à l’étranger quand nous étions enfants, en raison du travail de nos parents. Nous avons donc ça dans le sang. ‘Je travaille à un niveau international, je suis à Londres toutes les deux semaines, l’anglais est pour 80 pour cent la langue véhiculaire et j’ai beaucoup de collègues qui ne sont pas néerlandais. Travailler ailleurs reste une éventualité envisageable, par exemple à Londres ou à New York. Mais seulement si ma partenaire et mon enfant peuvent s’y adapter. Nous sommes donc assez flexibles, ma partenaire a un emploi qui peut être déplacé. Il y a peu de temps encore, elle avait son propre cabinet et traitait des enfants atteints de dyslexie, ce qu’elle pourrait également faire à l’étranger. Je ne veux pas aller à l’étranger seulement pour aller à l’étranger, il faut qu’il y ait quelque chose en plus.’ Arjen Berghouwer (31 ans) Son père étant subitement tombé malade, nous avons émigré. Mon travail me plaisait énormément, et pourtant je n’ai pas hésité un seul instant. Si votre femme vous dit qu’elle aimerait être près de son père malade, alors il n’y a pas à hésiter. ‘Des Pays-Bas, on n’a pas pu trouver aussitôt du travail à ABN Amro à Mexico. Le département à Mexico est très petit et ils n’engagent pas facilement du personnel étranger, qui est plus souvent plus cher. Maintenant que j’habite ici, je les ai contactés. ‘Ma femme s’est remise à ses études ici à l’école des Beaux-Arts, ce qu’elle faisait aussi avant de venir habiter aux Pays-Bas. Je n’ai pas encore trouvé de travail, mais j’ai bon espoir que cela arrive d’ici peu. Il semble qu’il faille avoir un peu plus de patience en Amérique latine pour les départements des ressources humaines. ‘Je m’oriente principalement sur le secteur des banques parce que j’ai de l’expérience dans ce domaine, mais je suis également ouvert pour du travail dans d’autres secteurs, que ce soit de la consultance, de l’import/export ou le professorat. Donc qui sait, peut-être vais-je bientôt enseigner la politicologie dans l’une des nombreuses universités de Mexico. Pour l’instant, je m’emploie à améliorer mon espagnol.' Source: www.vkbanen.nl
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