Nederlands | English | Francais
mentions légales | politique de confidentialité | plan du site | placer une annonce | contact

ACTUALITES

Espoir de travail pour les femmes au foyer expatriées

Les femmes au foyer expatriées « désespérées » seront peut-être autorisées à bientôt occuper des postes dans des domaines d’activités plus nombreux au Bahreïn.

Elles sont actuellement autorisées à travailler comme professeurs, professionnelles médicales et à des hauts postes de direction du secteur bancaire. Mais beaucoup d’entre elles disent que la hausse des prix les force à chercher du travail – parfois illégal – afin de conserver l’union de la famille. Le GDN avait rapporté, au mois de septembre dernier, que certaines femmes au foyer finissaient par devenir résidentes illégales après l’annulation de leur visa pour avoir fait la demande de permis de travail auprès d’employeurs potentiels.

Analyse
L’Autorité de régulation du marché du travail (Labour Market Regulatory Authority - LMRA en anglais) a ensuite déclaré qu'un comité avait été mis sur pied pour analyser la situation. Néanmoins, l’organisation n'a toujours pas commencé à délivrer des visas de travail pour d'autres professions aux femmes d’expatriés qui sont entrées au Bahreïn avec un visa de femme au foyer, déclare Ali Radhi, directeur général de la LMRA. Il  rajoute que l’autorité ne fait que continuer ce qui est de coutume depuis plusieurs années. « Conformément au système en place, si une femme expatriée réside au Bahreïn avec un visa de femme au foyer, elle n'aura pas le droit de se voir délivré un visa de travail » affirme M. Radhi.

« Cependant, il y a des exceptions pour celles qui sont institutrices, professionnelles médicales et hauts fonctionnaires dans des banques. » « Ce système était déjà suivi  avant que la LMRA n’ait commencé à délivrer des permis de travail et nous ne l'avons pas modifié. » « Il est prévu que le comité se réunisse pour réviser cette pratique afin d’aboutir à une décision dans moins de trois mois. »

M. Radhi déclarait plus tôt que si une femme, ayant résidé au Bahreïn avec un statut de femme au foyer, annule son visa et retourne dans son pays afin de revenir avec un visa de travail, le dossier sera traité comme une nouvelle demande. Néanmoins, il n’y a toujours aucune garantie qu'elle reçoive le permis car différents ministères, en fonction de l'emploi, sont impliqués dans la prise de décision.

Une mère indoue ayant deux enfants racontait au GDN qu'elle avait déjà annulé son visa de femme au foyer afin qu'une banque puisse l'embaucher légalement - et avait fini par devenir une résidente illégale. Elle a reçu une proposition en tant que directrice des ventes dans une banque et on lui a demandé d’annuler son visa afin que la banque puisse faire la demande du permis de travail.

Toutefois, quelques jours avant la fin de la période de grâce d'un mois allouée après l'annulation du visa, la demande de visa de travail a été rejetée, ce qui a fait d'elle une résidente illégale.

Une autre femme indoue au foyer, dont la demande de visa de travail a aussi été rejetée, déclarait qu’à moins que la LMRA n’autorise les femmes au foyer à travailler, beaucoup de familles ne seraient pas en mesure de continuer à résider au Bahreïn, car ici, le salaire d’une seule personne n’est pas suffisant pour subvenir aux besoins d’une famille en raison de l’augmentation du coût de la vie.

Une femme britannique au foyer, ayant été architecte à Dubaï avant de déménager au Bahreïn après s’être mariée, a arrêté de travailler pour s'occuper de son enfant. Cependant, elle est désormais incapable d’obtenir un permis de travail et doit continuer en tant que mère au foyer aussi longtemps qu'elle résidera au Bahreïn- à moins que les règles ne soient modifiées.

Source : Gulf Daily News
Date de publication : 20 février 2009

Plus

REGIO