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ACTUALITES

Il pourrait être interdit aux travailleurs étrangers d’entrer au Royaume-Uni

Ce nouveau dispositif de mesures vise également à interdire les éventuels flux des familles de migrants qualifiés travaillant en Grande-Bretagne, et à limiter les migrants qualifiés à ne prendre que des emplois où il y a pénurie.

Cela représente un important renforcement du nouveau système de l’immigration à base de points de style australien, quatre mois seulement après son instauration en novembre dernier, face aux protestations et craintes croissantes "Les emplois britanniques pour les travailleurs britanniques" avec lesquelles le Parti National britannique d’extrême droite, gagnera des sièges pour la première fois aux élections européennes en juin.

Le gouvernement a déjà interdit le flux légal de migrants économiques non qualifiés venant d’un pays hors de l’UE pour travailler en Grande-Bretagne, et les mesures annoncées par la ministre de l’Intérieur constituent le premier pas pour stopper le nombre de migrants qualifiés venant en Grande-Bretagne pour du travail.

Smith a signalé que le relèvement des niveaux de qualification pour l’échelon 1, la ligne des migrants les plus qualifiés, pourrait faire baisser le nombre de ces migrants de 26 000 à seulement 14 000 par an. Les nouveaux critères exigeront que le postulant soit titulaire de la maîtrise au lieu de la licence et l’offre d’emploi devra proposer un salaire minimum de 20 000 £ au lieu de 17 000 £.

Smith a aussi demandé à la commission consultative gouvernementale en matière d’immigration, d’évaluer la situation économique et d’autoriser les travailleurs qualifiés de l’échelon 2, à n’occuper que des emplois où il y a pénurie. Cela pourrait faire baisser les chiffres estimés aujourd’hui à 80 000, à seulement 20 000 à 40 000 par an.

Il a également été demandé à la commission consultative en matière de migration, présidée par le professeur LES David Metcalf, d’évaluer l’impact économique résultant de l’interdiction aux conjoints et autres personnes à charge de travailleurs étrangers, de travailler en Grande-Bretagne. Cette mesure pourrait aussi toucher des dizaines de milliers de personnes qui viennent chaque année de l’Inde, du Pakistan et de pays d’Afrique pour travailler en Grande-Bretagne.

"Il ne s’agit pas de protectionnisme," a expliqué Smith. "Tout comme il y avait un besoin de migrants pour soutenir la croissance en période de croissance, il est maintenant tout à fait normal, dans une période de crise, d’être plus sélectif sur les niveaux de compétence de ces migrants, et de faire en sorte de donner d’abord du travail aux Britanniques."

Selon la ministre de l’Intérieur, il faut "être plus sélectif" étant donné les circonstances économiques.  Puisque les niveaux de migration tendent à chuter dans les périodes de récession, elle s’attend à ce que le nombre de migrants venant de pays hors de l’UE chute l’année prochaine.

Le système de l’immigration à base de points ne touche pas le flux des travailleurs de l’UE venant en Grande-Bretagne, mais on s’attend à ce que les chiffres officiels de l’immigration publiés le mardi, confirment la baisse du nombre de Polonais et d’autres travailleurs venant de pays de l’Est, spécialement depuis la chute de la livre contre l’Euro.

Autres mesures présentées aujourd’hui/hier:

  • Les employeurs doivent faire des offres d’emploi aux ANPE, pour travailleurs qualifiés de l’échelon 2 avant de pouvoir donner le poste à un travailleur venant d’un pays hors de l’UE.
  • La commission consultative en matière de migration doit évaluer l’impact économique des personnes à charge de ceux qui arrivent sous le système de l’immigration à base de points, et leur rôle dans le marché de l’emploi.
  • La commission doit déclarer chaque poste où il y a manque de personnel pour ensuite examiner le niveau de compétence de la main-d’oeuvre britannique et envisager des possibilités de développement des travailleurs britanniques dans le but de combler ce manque.

Damian Green, le porte-parole conservateur en matière d’immigration, a déclaré que Smith ne faisait qu’un "simple remaniement" du système et que si elle voulait contrôler le nombre des migrants, il fallait qu’elle introduise un quota annuel.

Source: www.guardian.co.uk
Date: 22 Février 2009

 

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