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ACTUALITES

La dure vie d’une femme d’expatrié

La femme d’expatrié traditionnelle, qui joue au tennis et prend l’apéritif avec d’autres femmes d’expatriés, existe-t-elle encore ? Cette question est plus que jamais d’actualité ! En effet, il apparaît que la plupart de ces femmes souhaitent poursuivre leur carrière à l’étranger.

La chose n’est toutefois pas toujours aisée. Les femmes présentes à tous les cocktails mondains ou élevant leurs enfants à temps plein se font de plus en plus rares.

Sur son blog, Wieneke Vullings partage avec nous son expérience d’expatriée à São Paulo. Elle raconte : ‘J’ai accompagné Matthijs et je suis devenue ‘la femme de’. Agée de 29 ans, elle n’a pas d’enfants et possède un diplôme en sciences culturelles. Wieneke se demande comment, en tant que femme d’expatrié, créer sa propre identité tout en abandonnant son emploi aux Pays-Bas et en suivant son mari à l’étranger.

Une foule de loisirs
Wieneke met d’emblée à mal tous les clichés associés à la vie d’expatriée. Elle explique : ‘Le stéréotype de la femme d’expatrié qui passe ses journées à la piscine, sur le terrain de tennis ou à prendre des cafés en terrasse existe toujours. Cependant, la plupart de mes connaissances occupent le plus clair de leur temps à chercher un emploi, qu’il soit rémunéré ou non, et à expliquer systématiquement où elles en sont.’ Elle-même déborde d’ambition et souhaite occuper son temps de manière utile dans son pays d'adoption.
Anne van Riel, qui correspond régulièrement par e-mail avec Wieneke Vullings , partage cet avis. Elle écrit : ‘Beaucoup de personnes sont jalouses parce que nous avons tout le temps de lire des livres, de nous rendre au musée et d’éplucher le journal tous les jours.’ Cependant, elle préfère occuper son temps à l’étranger différemment et souhaite rester active.

Jacqueline van Haaften, directrice de Global Connection, une organisation visant à informer les expatriés et leur partenaire afin que leur séjour à l’étranger soit un succès, confirme cette tendance. Depuis les années 1990, de moins en moins de femmes optent pour une vie d’expatriée sans prendre d’engagement lorsqu’elles s’établissent à l’étranger avec leur partenaire. Après une solide formation et une carrière déjà bien remplie, elles préfèrent occuper leur temps de manière judicieuse.

Elle redoutait fortement l’image de la femme d’expatrié profitant des rayons du soleil au bord de la piscine un verre de sherry à la main. Heureusement, celle-ci n’est jamais devenue réalité. Elle raconte : ‘J’ai tout mis en œuvre pour ne pas tomber dans ce stéréotype. J’ai commencé par faire du bénévolat pour les Nations Unies dans un camp pour boat people vietnamiens avant d’obtenir un permis de travail qui m’a permis de décrocher un emploi au sein d’un bureau de consultance chinois.’
 
Larmes et sourires

Jacqueline van Haaften conseille aux partenaires d’expatriés de réfléchir à ce qu’elles veulent. Souhaitent-elles travailler ? Le cas échéant, pourquoi ? Pour gagner de l’argent, pour partager ses connaissances ou pour se développer?

Selon la directrice de Global Connection, les entreprises attachent de l’importance au bonheur du partenaire de l’expatrié, car ce dernier n’en sera que plus épanoui.
Wieneke Vullings explique que certaines femmes ne veulent plus rien d’autre, elles veulent vivre dans le luxe et refusent de retourner dans leur petit appartement au troisième étage dans leur village. Elle plaide en faveur d’une nouvelle image de la femme d’expatrié, d’une femme qui sait faire valoir ses qualités comme personne.

LEX a publié seulement une version abrégée de l’article d’origine.

Publié par Saskia van Reenen
Source : Wereldomroep
Date de publication : 27 octobre 2009

 

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