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ACTUALITES

Le Maroc: Avantage fiscal, durabilité, cultures et traditions

En raison de sa position stratégique au carrefour de la Méditerranée, l'Europe et la côte africaine, le marché marocain est d’un grand attrait pour les entrepreneurs et investisseurs étrangers. Un partenaire local facilite énormément les affaires. Ajoutons à cela qu’il est essentiel de tenir compte des intérêts marocains et des différences culturelles. Celui qui veut vraiment entreprendre quelque chose devra faire preuve d’engagement.
 
Le tourisme durable
Quelles sont pour les entrepreneurs étrangers les possibilités de développement d’un tourisme durable au Maroc ?

“Quand on parle de l'économie marocaine, on pense tout de suite au tourisme. Ce secteur représente 10 % du PIB, ce qui fait que le tourisme est la seconde source de revenus du Maroc. En quelques mots, le tourisme durable, c’est le tourisme où l’on recherche un équilibre entre les 3 P: Personnes, Planète et Profit. En 2001, le gouvernement marocain a instauré, par le biais de ‘vision 2010’, un élargissement de capacité dans le secteur du tourisme. Il s’agit ici de mettre à disposition plus de lits /hôtels, plus de personnel et une plus grande infrastructure. Vision 2010 semble être un succès, à une exception près, c’est que la formation de personnel suffisant ne suit pas.

Plusieurs ONG s’occupent du tourisme durable, et en particulier du développement du tourisme national/rural où la population locale activement concernée est l’âme des traditions locales et des relations sociales.

Pour les entrepreneurs étrangers au Maroc, les possibilités existantes dans le domaine du tourisme, sont notamment les tours opérateurs, les instituts de formation, les agences de communication, les sociétés financières, les fournisseurs et les bureaux-conseils.

L’énergie durable
Quelles opportunités un développement de production d'énergie durable au Maroc peut-il offrir aux entreprises étrangères?

“La demande d'énergie au Maroc va fortement augmenter dans les années à venir. L’énergie durable peut réduire la très grande dépendance de l'importation et contribuer également à une économie énergétique durable. Le gouvernement marocain s'est engagé d'ici 2020 à exploiter 20 % de l'énergie provenant de sources durables. Le grand potentiel marocain en termes d’énergie éolienne et d’énergie solaire offre des opportunités aux entrepreneurs dans le domaine du financement, de la gestion de processus, de la construction et de l'infrastructure, et de la production. Il y a en outre un intérêt grandissant pour la culture d'algues, étant donné que les algues vont servir de matière première pour le bio-diesel.

Suite à des discussions avec notamment le département de l’énergie et l’entreprise publique d’électricité ONE, il s’avère que le marché marocain de l'énergie n'est pas encore totalement libéralisé. En fait, les producteurs doivent vendre leur électricité à ONE, le plus gros producteur et transporteur national. Et de plus, le prix de vente de l'électricité aux consommateurs est subventionné. Le gouvernement fixe un prix maximum au-dessus duquel il compense ONE, lorsque cette entreprise a des frais supplémentaires. Ceci est un désavantage pour la production d'électricité durable, étant donné que cette électricité est souvent plus chère par kilowatt généré et donc peu intéressante pour ONE.

Accord de libre-échange dans l’industrie agricole
Quelles sont les opportunités et menaces de l’accord de libre-échange entre le Maroc et l'UE pour les entreprises étrangères dans le secteur agricole ?

“Le climat marocain offre des occasions uniques pour les entreprises du secteur agricole. En raison d’un besoin de modernisation du Maroc, de nombreuses opportunités se présentent dans l'industrie agroalimentaire.

Afin de faciliter le commerce, un accord de libre-échange a été signé entre le Maroc et l'UE. Cet accord de libre-échange permet aux entreprises de s’installer plus facilement sur le territoire de l’autre. En plus de l'accord de libre-échange, le gouvernement marocain investit beaucoup dans la modernisation de l'économie, l’infrastructure et le secteur agricole. C'est ce qui ressort du Plan Vert élaboré en 2008. Ce plan vise à une rapide modernisation du secteur agricole marocain et repose sur deux piliers: établir un marché agricole concurrentiel et lutter contre la pauvreté dans les régions agricoles.”

Texte: Priscilla de Jong
Source : Buitenlandse Markten 6, août/sept. 2009:
Date de publication: 23.07.2009
Remarque: Pour des raisons de rédaction, cet article a été raccourci.


 

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