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Les expatriés en Asie sont les mieux payés, alors que ceux aux U.S.A. et au Royaume-Uni souffrent de la crise

Un tiers de tous les expatriés en Russie, la plus grande proportion dans le monde, ont un revenu annuel de plus de 250 000 USD, suivis de près par les expatriés au Japon et au Qatar ; c’est ce qui ressort de l’enquête Expat Explorer 2009, commandée par HSBC Bank International, prestataire primé de services financiers aux expatriés et affilié à HSBC Holdings.

Entre un tiers et un quart des étrangers travaillant à Hong Kong, aux Émirats arabes unis, en Thaïlande et en Inde avaient des revenus annuels de plus de 200 000 USD, alors que des pays comme la Malaisie, la Chine et l’Inde, ont été classés comme étant parmi les moins chers pour le logement.

"L’Asie est le continent où les expatriés sont les mieux payés du monde, avec un expatrié sur quatre ayant un revenu annuel de plus de 200 000 USD," selon l’enquête. La Russie est classée numéro un pour les expatriés en termes de richesse. Les autres neuf meilleurs pays se trouvent tous en Asie et au Moyen-Orient.

Pour beaucoup de gens, se constituer de belles économies est l’un des avantages de travailler comme expatrié, et l’enquête a montré que l’Arabie saoudite, la Russie, le Qatar, l’Inde et les Émirats arabes unis étaient les cinq meilleurs pays ayant enregistré une augmentation de l’épargne.

Mais la crise économique mondiale a laissé des traces sur les expatriés en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, où près d’un quart envisage de rentrer dans leur pays, comparé à 15 pour cent seulement dans le monde, en raison du coût de la vie élevé, d’un manque d’économies et des salaires plus bas.

L’enquête a également fait ressortir que les salaires élevés sont relativement rares en Australie et en Belgique. Plus de 60 pour cent des expatriés dans ces deux pays gagnent moins de 100 000 USD, et sont de ce fait, les expatriés les plus pauvres du point de vue salaire comparé à une moyenne générale de 35 pour cent.

La plus grande étude du monde sur les expatriés
"Nous avons identifié certaines tendances intéressantes en matière de réaction des expatriés au resserrement du crédit, mais ce qu’il est également intéressant de noter, c’est qu’ils restent une population aisée," a déclaré Paul Say, directeur du marketing et de la communication de HSBC Bank International.

"Plus de la moitié des expatriés interrogés touchent 100 000 USD ou plus, ce qui n’est pas donné à tout le monde dans le contexte actuel." L’enquête Expat Explorer, réalisée cette année pour la deuxième fois, a interrogé plus de 3 100 expatriés de diverses nationalités résidant dans 26 pays. HSBC a affirmé que c’était la plus grande enquête de ce genre.

Plus des deux tiers des expatriés dans le monde ont confirmé que la crise du crédit avait changé leurs habitudes de consommation, réduisant leurs dépenses dans les produits quotidiens et les produits de luxe. Près de 40 pour cent ont dit qu'ils économisaient encore plus pour les mauvais jours.

Plus de la moitié des expatriés au Japon qui, avec ses 53 pour cent, accueille le plus grand nombre d’expatriés, ont affirmé réduire leurs dépenses sur leurs vacances et autres avantages, alors que près de un expatrié sur deux en Thaïlande et à Hong Kong, respectivement en deuxième et en troisième place, diminuent également leurs dépenses.
Par contre, il est intéressant de noter que les deux tiers des expatriés au Qatar ont déclaré que la crise financière mondiale n’avait pas du tout changé leur attitude de consommation, suivis par plus de la moitié de ceux qui vivent au Bahreïn. HSBC a précisé que certains États du Golfe Arabique, riches en pétrole, n’ont pas été trop touchés par la crise.

L’enquête a révélé que les expatriés en Arabie saoudite, au Brésil et en Russie étaient également ceux qui réduisaient le moins leurs dépenses sur les produits de luxe.

Les personnes interrogées dans l’enquête ont été choisies sur la base de quatre critères principaux: Un revenu annuel de plus de 200 000 USD; un revenu mensuel disponible de plus de 3 000 USD; une hausse de l’épargne pendant la durée de la mission à l’étranger et la détention d’au moins deux biens de luxe dans le pays de résidence.

L’enquête a été réalisée entre février et avril 2009.
Auteur : Miral Fahmy
Source: www.reuters.com
Date de publication: le 8 juillet 2009

 

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