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ACTUALITES
3 entrepreneurs hollandais partagent leurs expériences en Éthiopie. Un des principales caractéristiques de l’Éthiopien est sa fierté. Il y a des trajets longs et bureaucratiques, vous aurez besoin de diplomatie, tact et patience pour pouvoir travailler en Éthiopie. Les relations sont très importantes, tu es qui tu connais. Elmer Vlielander, Directeur régional des exportations, Horticoop ‘Horticoop, fournisseur de produits horticoles, suit non seulement le marché intérieur mais aussi le marché extérieur. L’Ethiopie, où l’on trouve notamment des rosiéristes, compte parmi ces nouveaux marchés. Nous fournissons en principe chaque horticulteur, également l’horticulteur local. Horticoop exporte dans le monde entier, mais trouve que dans certains domaines, l’Ethiopie est plus compliquée que d’autres pays. Il faut par exemple beaucoup de temps et de patience pour obtenir tous les permis nécessaires. Nous avons acheté un terrain à Debre Zeyt, à 45 minutes de Addis Abeba, pour des bureaux, un laboratoire pour les échantillons de sol et d’eau et un entrepôt. Nous réalisons ce projet PSOM en coopération avec ALTIC à Dronten et construisons sous la direction du management néerlandais. La communication se déroule le plus souvent en anglais; une langue que l’on parle dans de larges couches de la population. Une des principales caractéristiques de l’Éthiopien est sa fierté. Par contre, les gens ont peu de pouvoir de décision. C’est ainsi que peuvent se créer des trajets longs et bureaucratiques. Diplomatie, tact et patience sont les ingrédients indispensables pour les contacts rationnels.’ Ton Haverkort, consultant et propriétaire d’une verrerie éthiopienne ‘Pour l’aide au développement, j’ai travaillé des années en Éthiopie et au Kenya. Depuis 2004, je travaille comme consultant chez Cordaid. Avec ma femme éthiopienne, je suis aussi propriétaire d’une entreprise de souvenirs et d’articles promotionnels, principalement des articles en verre. Les entrepreneurs doivent tenir compte du fait qu’en Ethiopie, tout tourne autour des relations. Tu es, qui tu connais. En fonction de votre réseau, les problèmes peuvent se résoudre d’une manière personnelle. Essayez de trouver un bon partenaire commercial local capable de régler les affaires administratives avec les autorités, ayant un grand réseau et pouvant lire et écrire l’amharique. En tant que chef d’entreprise, il faut avoir de la patience, car les rendez-vous et les contrats sont le plus souvent non respectés. Fixez néanmoins des clauses pour éviter que les accords soient tout simplement modifiés ou ne soient pas respectés. Bien que la corruption en Ethiopie ne soit pas aussi évidente qu’au Kenya par exemple, on paye souvent pour obtenir quelque chose. Par contre, la corruption est punie de peines sévères. Je conseille aux entrepreneurs de PME qui débutent en Ethiopie de lire le livre ‘Riding the waves of culture’ de Trompenaars et Hampden Turner. Renseignez-vous avant sur les différences de culture, le management à terme, les relations et la hiérarchie. Il n’est par exemple pas facile de juger et de respecter les jeunes et les femmes sur leurs qualités. Réagissez positivement à cette culture, sinon vous serez irrévocablement frustrés. Tadesse Tessema, Directeur Holland Car, montage auto à Modjo “En tant que demandeur d’asile originaire d’Ethiopie, j’ai fait des études en école technique supérieure aux Pays-Bas, après quoi je suis retourné dans mon pays natal où j’ai vu un créneau commercial dans le transport en important des Ladas de l’Europe de l’Est. Parmi la population, il y a une demande de plus en plus grande de voitures à un prix raisonnable ainsi qu’une demande pour d’autres marques. Mais la taxe à l’importation sur les marques de voitures occidentales en Ethiopie, avec 35 pour cent, est assez élevée. Avec une relation néerlandaise, Wim Guns, directeur de Trento Engineering à Sittard, nous avons conçu une solution dans l’assemblage de voitures en Ethiopie. En fait, les pièces automobiles ne sont soumises qu’à 5 pour cent de taxe à l’importation. En 2005, nous avons démarré l’usine Holland Car à Modjo, à 65 kilomètres d’Addis Abeba. Etant donné que notre usine est unique en Ethiopie et qu’il n’y a pas de législation dans ce domaine, il a fallu plus d’un an pour démarrer. Heureusement que le gouvernement éthiopien était flexible. Ils ont apporté toute leur coopération, tout comme l’ambassade néerlandaise. Pour le projet, nous avons reçu par ailleurs le soutien de PSOM. En 2006, les premières voitures composées de pièces détachées Fiat, sortaient de la chaîne de fabrication. Aujourd’hui, nous assemblons des milliers de voitures par an. Nous sommes passés de 50 à 150 ouvriers qualifiés qui sont d’ailleurs entièrement disponibles. Les entrepreneurs néerlandais qui veulent commencer en Ethiopie doivent pouvoir vite réagir ad hoc. La flexibilité est une condition requise. Vous vous occupez en outre de gérer votre entreprise et vous n’allez pas vous charger de toutes sortes de tâches juridiques et administratives. Il y a ici suffisamment d’employés qualifiés qui peuvent le faire pour vous à un coût relativement peu élevé.” Ce qu’il faut faire ou ne pas faire
Capitale: Addis Abeba Plus d’informations:
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